dimanche 16 mai 2021

LES CHRONIQUES CINEMA DU PROFESSEUR MATTEI : #5 Blaxploitation 2 – Super bad


 

Phil Spear aka Professeur Mattei, qui bosse au ciné Jacques Tati et son pote Michug (au filmage et au montage) vous proposent, une fois par mois, un p'tit tour d'horizon d'un cinéma décalé, clins d'œil à Escale à Nanarland, Mad Movies et Jean-Pierre Dionnet. C'est dans le cadre de la création d'une chaîne (YouTube) socio-culturelle de la MJC Jacques Tati d'Orsay (91), animée par son club multimédia, qu'est venue l'idée des chroniques de l'homonyme du bisseux italien, Bruno Mattei. L'objectif de ce club étant de permettre aux participant(e)s d'être à tour de rôle journaliste, camera(wo)men, décorateur-ice, animateur-ice ou bien encore monteur-euse. L'éducation populaire c'est vraiment cool !


La 5ème chronique du Professeur Mattei est la 2ème partie consacré au genre Blaxploitation.

Le premier volet était dédié aux films fondateurs du genre (Sweet Sweetback's Baadasssss Song, Shaft, Superfly, Foxy Brown, Coffy), ce deuxième et dernier volet est consacré aux films déviants, bis voir Z. Ne reculant devant rien, les producteurs financent des scénarios improbables pour mettre en scène les acteurs black à toute les sauces, avec comme point commun, une musique soul, funk qui groove. Ainsi pèle mêle dans le shakeur il y a Blacula, Blackenstein, Dr Black Mr Hyde, The Thing with Two Heads (film improbable avec la tête d’un blanc raciste greffé sur le corps d’un black costeau !), Darktown Stutters (avec des costumes délirants !), Black Shampoo (et oui un salon de coiffure sa peut faire le sujet d’un film d’action !), Abby (inspiré, certes de loin et en version fauché, du film L'Exorciste de William Friedkin), TNT Jackson, Velvet Smooth, Black Samurai, The Human Tornado avec l’unique Dolemite… Et dans tout ce ramdam, il y a le film perché Space in the Place avec Sun Ra et la séquence de Wattstax quand Isaac Hayes montre au public ses chaines en or.

Une fois de plus le Professeur Mattei présente les extraits avec panache et amour du sujet. Il n’est pas là pour faire la plante verte qui lit le prompteur. Non ! le Professeur Mattei est voué corps et âme pour défendre les films de genre réalisé par des artisans qui arrivent à faire des miracles, malgré le budget riquiqui, a peine suffisant pour acheter une voiture à crédit de marque Dacia. Enfin, le Professeur Mattei présente dans sa chronique, (attention ! "placement de produit") la magnifique revue Foxy Bronx’s Soul Street.


Retrouvez toutes les chroniques du Professeur Mattei sur la chaine YouTube de la MJC Jacques Tati ici : https://www.youtube.com/channel/UCkpT3k-00YJSk83kS8gwW-Q

https://www.mjctati.fr

Chronique de la revue  Foxy Bronx’s Soul Street ici : https://paskallarsen.blogspot.com/2021/01/foxy-bronx-blaxploitation-in-uk-quad.html


WHITE RABBIT DREAM "La violence" Volume 4 – 13 mars 2021


 

En 1967 le groupe californien de San Francisco Jefferson Airplaine a rêvé du White Rabbit sous l’emprise d’hallucinations psychédéliques. Ce fantastique morceau est présent sur l’album Surrealistic Pillow, qui porte bien son titre évocateur.


En 2017, l’artiste Nicolas Le Bault a créé le fanzine White Rabbit Dream, devenu au  fil des numéros un magazine couleur sur papier glacé, avec en sous-titre « A magazine of contemporary art & trangression ». Ce magazine se veut être la synthèse entre la BD, l’art contemporain et l’art graphique. Chaque volume a un thème/fil conducteur pour « donner une réponse esthétique aux questions contemporaines ». Ainsi après les thèmes de La Coupure (Vol.1), La Nostalgie (Vol. 2), La Peur (Vol. 3) voici La Violence. Dans chaque numéro on trouve le personnage du lapin blanc (de la couverture –ici vêtu d’un gilet jaune- aux pages intérieures du n°) dessiné par Nicolas Le Bault


 

La qualité première du magazine est de mettre en valeur le travail des artistes présents dans le n°. Les dessins, photos, sculptures sont imprimés en pleine page, donnant ainsi au regard du lecteur, toute l’étendue du talent de l’artiste, jusqu’à piquer des yeux -surtout quand le sujet est La violence-, comme si on était dans une exposition présentée par une galerie, ou un musée, d’autant que le magazine n’est pas avare en nombre de page par artiste. 


Coté artistes, présents dans ce Volume 4 il y a : Mike Diana, Daisuke Ichiba, Andrew Roberts, Shintako Kago, Helge Reumann, Céline Guichard, Stéphane Rengeval, Sarah Barthe, Kana Miyamoto, Aleksandra Waliszewska, Éric Pougeau, Kazuhiro Hori, et Nicolas Le Bault. Coté textes/articles portés sur la pensée philosophique, la réflexion politique, il y a les écrits de Stéphane Rengeval avec Zombie Fest ou Fight Club ?, Frederika Abbate sur le Viol du temps, le philosophe Dany-Robert Dufour avec Le loup et l’agneau et Nicolas Le Bault qui cause de Capitalisme, violence et déréalisation. Évidemment, si vous avez eu le malheur de regarder à la TV, 15 minutes de BFM TV ou de C News, attendez un peu avant de lire ces articles sérieux consacrés à la violence.


Espérons pour la revue, qu’elle trouvera comme la revue Hey ! un public nombreux pour pouvoir continuer à publier pendant de nombreuses années, sachant que le domaine du papier est plus fragile que celui de la toile du net. Pour finir, cette chronique, notons que White Rabbit Prod. publie des petits formats (10 x 15) de 16 pages couleurs consacrés à un artiste. A ce jour il y a eu de publiés : Daisike Ichiba, Aleksandra Waliszewska, Angela Dalinger, Sandra Martagex, Nicolasz Le Bault, Helge Reumann, Mike Diana.


https://www.whiterabbitprod.com/

https://www.facebook.com/whiterabbitprod.officiel/

https://www.nicolaslebault.com/

https://www.facebook.com/nicolaslebault1