Ce petit post pour vous présenter les visuels des
pochettes d’albums et singles de Molly
Nilsson. Aussi beau et minimal que sa musique synth wave et pop, le
graphisme épuré à base de symboles en noir et blanc se répondent entre eux. A
part la distribution gérée par le label Night School records, Molly Nilsson
compose, produit sa musique et crée tous les visuels, d’où une continuité commencé
en 2008. Ses visuels illustrent bien sa musique électronique et sa voix unique teinté de mélancolie. Molly Nilsson est une artiste
complète et originale.
Après Jean-Pierre Decerf, Roger Roger/Nino Nardini/Eddie
Warner, Bernard Estardy, voici Sauveur Mallia qui vient
compléter la collection Space Oddities.
Cette série est consacrée aux artistes de l’ombre, qui ont passé leur vie dans
les studios d’enregistrement pour produire les chanteurs.es français.es des
années 60s, 70s, 80s, pour trouver des musiques pour illustrer des émissions
télé, jingles pour la radio, pour la publicité, soit le top des faiseurs
français en matière de library music/illustration sonore, qui englobe tout
style de musique (cosmique, jerk, pop, samba, sexy…).
D’origine italienne, Sauveur Mallia est né à Toulouse en 1949.
Après avoir fait le conservatoire de Toulouse, où il étudie la contrebasse,
avec en poche le premier prix, il débarque à Paris en 1973 pour travailler dans
les meilleurs studios d’enregistrements de la capitale. Grace à Jannick Top, bassiste
du groupe Magma, il décroche le
poste de bassiste dans l’orchestre de Paul
Mauriat pour une tournée de deux mois au Japon, puis en Corée, la Chine… Sa
carrière en tant que bassiste est enclenché, et les contrats tombent pour jouer
avec les chanteurs du moment : Gilles
Servat, Bernard Lavilliers, Yves Simon, Yves Duteil, Nicolas Peyrac.
Quand la musique disco débarque en 1977, Sauveur
Mallia en compagnie d’amis musiciens va former le groupe Voyage. Sur le deuxième album de Voyage, le morceau Let’s Fly Away sera en 1978 un tube mondial. Avec la même équipe
(producteur, musiciens + Jean-Pierre Sabar), Sauveur Mallia créé le
groupe Arpadys qui ne sortira qu’un
album aux sonorités cosmiques et lounge. Avec Arpadys et Voyage, les
synthétiseurs (Korg, Moog) vont prendre une place importante pour la composition de la
musique. Les synthés ne vont plus le quitter. En 1977, Sauveur Mallia compose son premier album pour l’éditeur
d’illustration sonore Tele Music. Ce
label français de prestige créé en 1966 par Roger Tokarza vu passer
tous les grands compositeurs/sorciers du son et sera la maison bleue de Sauveur Mallia. A noter que Sauveur Mallia est si proche de Roger Tokarz que celui-ci produira le groupe Voyage et pour Tele Music, le Sauveur va
composer 120 albums. Pendant 17 ans, Sauveur
Mallia va également habiller avec des jingles et génériques (70 par jour !)
la station de radio France Info.
Les 14 morceaux qui sont compilé par
Alexis Le-Tan et Jess pour ce 4ème volume de Space Oddities, proviennent des
enregistrements publiés par Tele Music. Pour décrire les styles musicaux, les titres des morceaux parlent d’eux même :
Space People, Robot Avenue, Surpersmurf,
Electronic Africa, Star Odyssey, Synthetic Suspense… soit un mélange de cosmic music, d’électro SF, de
disco space, d'exotica, de hip hop old school. Toutes les compos sont instrumentales. De
pars l’utilisation des synthés, le son est très marqué par l’empreinte de son
époque. On est bien dans l’espace-temps 1979-1984. Certaines notes ont pris une
patine kitch rétro, style B.O. d’un nanar, mais l’ensemble reste une plaisir non
défendu qu’on abusera à écouter sans modération.
Enfin, une fois de plus la pochette est magnifique. Ce visuel « cosmic
good trip » est la plus belle des quatre et reflète bien le style musical de
la compilation.
Nota : Toutes les infos dela chronique proviennent de l’interview de Sauveur Mallia qui est
inclut dans le livret ou la pochette intérieure de la compilation.